PRÉFACE.

« Canicule, fortes chaleurs. Adoptez les bons réflexes »

Partout dans la ville des affiches de prévention sont placardées sur les murs.

En marchant, je saisis  machinalement mon téléphone pour vérifier la température: L'Iphone affiche 40 degrés dans le Sud de la France.

"Et bien, ça ne peux pas être pire !!" m'assène une petite voix dans ma tête. C'est à cet instant précis que je reçois un mail allongeant la liste des vingt autres messages auxquels je n'ai pas répondu.

"En l'occurrence c'est pire"  s'empresse de rajouter la petite voix.

Je fais glisser mon doigt le long de l'écran de mon téléphone et fais défiler mes mails en attente de réponse.

 "Oulalalala ça va pas du tout" .

Je réalise à quel point l'heure est grave: le prochain numéro n'est pas du tout bouclé, il nous reste deux shooting à réaliser en moins de deux semaines. Un photographe à eu la brillante idée de nous planté à deux jours d'un shooting et un des mannequins a chopé des plaques d'eczéma. Et pour couronner le tout, à cela s'ajoute cette fichue canicule.

Pourtant à Avignon, où nous sommes descendus pour réaliser une de nos séances photos, personne ne semble dérangé par la chaleur.

Les habituels: "il fait trop chaud c'est pas possible", et autre "y 'a pas la clim dans le métro, on va mourir" , font place à des "Oh Gano passeuh moi uneuh bièrrr!" des sudistes à l'accent chantant reconnaissable entre mille.

Sans me poser de question, je suits Maude, la photographe, originaire de la ville.

Officiellement nous partons en repérage des lieux pour la séance photo qui a lieu le lendemain. Officieusement? Nous nous rendons à un festival de Reggae, parce que comme le dit Maude: "faut bien joindre l'utile à l'agréable de temps en temps".

On se promène donc dans la ville avant l'ouverture du festival et autours de nous je n'entends que des éclats de rire, des explosions de joies et des conversations bruyantes autours du foot ou des festivités. Dans l'air flotte milles merveilleuses odeurs, celles des arômes et agrumes du marché de ce matin et des barbecues environnants , je perçois même les effluves salins de l'air marin.

La quiétude et la joie de vivre environnante m'engraine, je trottine allègrement derrière Maude comme un enfant qui met les pieds à Disneyland pour la première fois.

J'oublie alors tous mes mails non lus, toutes mes inquiétudes vis à vis du magazine s'envolent, car au fond ce n'est qu'un week-end.

"Bah oui c'est pas comme si t'avais du boulot par dessus la tête!!!" 

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