PRÉFACE

Figurez-vous un studio plein à craquer:

Photographe, maquilleurs, stylistes et coiffeurs s’affairant dans un chaos de robes, couronnes et autres costumes... Il est neuf heure du matin, les mannequins sont là et attendent patiemment que la séance ne commence. Toute cette joyeuse pagaille résulte du choix de notre nouvel édito consacré aux Princesses Disney.

Au milieu de notre fourmilière, une petite rousse que je connais bien trépigne d’enfiler son costume. Tatiana est ce genre de fille à la beauté naturelle avec ses grands yeux bleus, sa crinière flamboyante et son sourire à faire pâlir Julia Roberts. Comme chacun s’en doute, ma chevelure de feu est là pour interpréter La Petite Sirène, #MonHéroïneDeDisneyPréférée .

La voir enfiler maladroitement la queue de poisson du costume d’Ariel me renvoie 16 ans plus tôt, le 24 Décembre 2000 lorsque, déballant mes cadeaux je découvre avec euphorie deux cassettes (qui font trembler mes membres d’une excitation que nous perdons une fois l’enfance envolée): celles du Prince d’Egypte et de La petite Sirène. Arielle a écrasé toutes les Princesses et autres Moïses des nombreux contes que je visionnais. Elle est rapidement devenue mon icône; incarnant le rêve et la beauté, elle m’apportait toute la magie et la douceur dont j’avais besoin dans un monde croulant d’adultes froids.

Je me revois encore petit, perché sur mon rocher dans la mer, imiter mon héroïne océane en m’époumonant sur l’air de « Partir Là-bas ». Bravant tous les risques d’écrasement total de ma personne sur les coraux, je grimpais au plus haut pour accompagner le fracas des vagues de ma meilleure imitation d’Arielle.

Mon amour inconditionnel de l’héroïne des limbes du pacifique n’a d’ailleurs à ce jour pas perdu de son ardeur. Il ne s’agit pas pour moi d’un simple souvenir nostalgique de l’enfance mais de l’envie qui m’a poussé plus tard à faire des études de cinéma et d’illustrations.
C’est aussi la raison pour laquelle, des années plus tard, réaliser cette séance photo est un véritable accomplissement.

D’autres y verrons un simple souvenir de l’enfance. Pour ma part, à la manière du narrateur proustien qui croque la madeleine de l’enfance, j’y mets toute la nostalgie du petit moi de neuf ans marginal et rêveur, qui un soir de noël est tombé amoureux d’une petite sirène. 

COMME DES GRANDS

Marie CARRIER

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PRINCESSE MODERNES

Etienne CLOTIS

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PLAYING

Emilie FROQUET

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HEROES

Cedric Michet

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