JAMAIS LE MARDI A RENCONTRÉ :

Malika

Jeune, belle et mode : c’est sans surprise que Malika (@mlmv.d sur Instagram) fait peu à peu sa place dans l’univers select du mannequinat.

Son visage de poupée a su convaincre l’agence VIP Models Paris qui la représente aujourd’hui, et qui la fait voyager de ville en ville. Elle partage chaque jour ses aventures sur ses réseaux, et veille à s’en servir pour promouvoir un message de paix et de bien-être. Entre ses études et ses shootings, Jamais le Mardi a rencontré ce mannequin lyonnais aux multiples facettes.

Photo: Maude Roudier

1.Parle-moi de toi, et de comment tu es devenue modèle et as rejoint l’agence Vip Models Paris ?

 

Je m’appelle Malika Louback. Je viens de Djibouti, un pays d’Afrique de l’Est. Je suis arrivée en France il y a 6 ans maintenant pour faire mes études d’ingénieur. Je faisais déjà des photos à Djibouti depuis l’âge de 14 ans. J’aimais ça, mais à l’époque c’était vraiment qu’un loisir. Arrivée en France, j’ai envoyé (sans vraiment attendre de réponse) mes photos à l’agence 

Vip models. J’ai été contacté dès le lendemain pour un rendez-vous.

 

2.Le mannequinat est un milieu difficile qui demande beaucoup de travail et de rigueur. Est-ce que c’est une carrière qui t’a toujours donné envie ?

 

Je ne pense pas que le mannequinat soit un milieu difficile. Tout dépend de la pression qu’on se met soit même. Personnellement, j’ai décidé de ne pas m’en mettre. J’ai mes objectifs, je fais tout pour les atteindre sans pression et sans vouloir écraser qui que ce soit sur ma route. Ça marche bien pour l’instant. J’ai toujours vu ce milieu d’un œil positif, je prends du plaisir à le découvrir tous les jours et surtout je sens que je peux y faire de grandes choses.

 

 

3.Le modélisme te fais voyager un peu partout : comment est-ce que tu arrives à te ressourcer et à prendre du temps pour toi/pour ta famille avec ce rythme ?

C’est peut-être bateaux comme phrase, mais le meilleur moyen de me ressourcer et de faire le plein d’énergie dans ces moments-là c’est appeler ma mère, qu’elle me parle de son petit quotidien, qu’elle me donne des nouvelles du pays. Quels que soient intensité et le rythme imposé par le monde du mannequinat j’aurais toujours le temps pour ma famille. De plus, je trouverai toujours 15 minutes pour me recentrer sur moi même et méditer pour me déconnecter de ce monde virtuel et me reconnecter à l’univers. C’est essentiel pour moi.

 

4.Les réseaux sociaux sont devenus une réelle vitrine pour toute personne qui veut se lancer dans une carrière de mannequin. Est-ce que ce sont des outils qui t’aident dans ton quotidiens ?

Non, pas vraiment. Je n'accorde pas trop d’attention au réseau sociaux et ça me porte même préjudice dans ce milieu. Je n’arrive pas à me créer une vie virtuelle en postant des photos naturellement « fake » pour Instagram. Pour l’instant je n’ai pas encore réussi à trouver le moyen d’exprimer ma personnalité sur les réseaux, mais j’y travaille.

 

5.Le modélisme à proprement parler se diversifie dans le monde de la mode et tend vers plus de diversité. C’est un changement de cap que tu ressens aussi, ou penses-tu qu’il reste fébrile et nécessite beaucoup plus d’actions ? Qu’est-ce que tu aimerais voir changer dans le monde de la mode ces prochaines années?

En réalité quand je vais à un casting et que l’on me dit que je suis

«magnifique», mais trop "foncé" pour le profil métis alors que je le suis je me demande où est passé cet attrait pour la diversité.

Cependant, je ressens ce changement via les réseaux sociaux. Je constate que le monde de la mode se diversifie, qu’on essaye de casser les codes ce que je soutiens complément. 

Pour illustrer cette article, Malika a acceptée de poser pour nous sous l'objectif du talentueux Michaël Guichard. Découvrez sans plus tarder le résultat de ce somptueux photoshoot.

Photographe : Michaël Guichard

Mannequins: Malika.

Stylisme: Loïc Maupin.

Maquillage: Julie Hoyez.